On aurait dit le plan marketing le plus cheap du monde. Aucune promo, juste quelques affiches crados placardées dans quelques grandes villes l’avant-veille de la publication. Toutes les sorties du monde ont lieu le vendredi, dans un souci de cohérence et d’efficacité? Eux choisissent un mardi, c’était le 22 septembre, jour de l’équinoxe d’automne. Parce que Shore, le quatrième album des Fleet Foxes, se veut «enjoué et plein d’espoir».

Pas de singles à répétition qui viennent dénaturer l’esprit d’un long format en révélant trop de contenu, donc, mais juste une livraison brute à encaisser en direct. Une communication finalement très efficace en ces temps de surexposition médiatique: on n’attendait rien, du coup on s’est jetés, voraces, sur la surprise. Et il s’avère assez compliqué de s’en remettre: c’est un album monumental qui s’offre à nous, toujours plus riche et subtil au fil des écoutes, toujours plus étonnant aussi.