Torrent d’applaudissements, mercredi soir au Victoria Hall de Genève. On ne pouvait qu’exulter après les éclats foudroyants à la fin de la Symphonie fantastique de Berlioz. Les musiciens de l’OSR s’y sont surpassés ce soir-là, sous la direction de Daniel Harding.

Le chef britannique, déjà salué dans la 4e Symphonie de Sibelius il y a deux semaines, se distingue par sa maîtrise de l’architecture. Chaque mouvement est finement caractérisé, des frémissements du premier mouvement aux rugissements de la «Marche au supplice» et dans le «Songe d’une nuit du sabbat». Cette fresque, chemin initiatique d’un artiste se heurtant à ses désillusions amoureuses, regorge de climats contradictoires qu’il s’agit d’unifier.