Francis Ponge. Nioque de l'avant-printemps. Gallimard, L'Imaginaire, 72 p.

«A chaque instant avoir perdu, devoir retrouver son vocabulaire, devoir repartir du vocabulaire le plus commun, grossier, terre à terre, du manque presque absolu de vocabulaire des paysans, des ouvriers, de leur insigne, boueuse, terreuse maladresse: voilà qui est bon! Bon signe. Une chance.» Ecrit pour l'essentiel en avril 1950 et daté de ce printemps, publié en deux parties en 1967 et 1968 dans les revues L'Ephémère et Tel quel, ce texte concentre la double volonté poétique et politique (ou éthique) de Ponge.