La chaleur d’un été, l’insouciance de l’adolescence, un amour que l’on pense éternel. Adapté d’un roman anglais, le 19e long métrage du prolifique François Ozon narre la rencontre, dans une petite ville balnéaire normande, du candide Alex et du ténébreux David, qui vont vivre une romance aussi intense qu’éphémère. Eté 85 avait tout pour n’être qu’un petit film mineur, une bleuette nostalgique vite oubliée. Mais grâce à l’efficacité narrative et visuelle du cinéaste français, le récit s’avère être un poignant mélodrame scrutant joliment les tourments adolescents, cet âge où tout est plus beau, plus fort, plus grand; mais où la chute, aussi, est plus violente.

«Le Temps»: L’été 1985 est celui de vos 17 ans. A travers cette adaptation du roman de Aidan Chambers, y avait-il l’envie de renouer avec votre propre adolescence?