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Le couple au centre de l'histoire de Peter May commercialise un tissu plus léger, plus doux que le célèbre Harris Tweed, très prisé par les créateurs de mode branchée.
© tanakawho cco.

Polar

Fureurs et mystères au royaume du tweed

Dans son nouveau polar, «Je te protégerai», l’écrivain franco-écossais retrouve l’île de Lewis et ses paysages somptueux. Au programme, suspense, crachin et bourrasques

Peter May a beaucoup de talent. Et quelques défauts, peut-être liés à l’abondance de sa production. Sur le plan stylistique, ce Franco-Ecossais établi dans le Lot se contente parfois de formules attendues, un peu éculées ou mièvres. Et il lui arrive aussi de se perdre dans les méandres de ses récits aux descriptions prodigues. Cela dit, c’est un conteur capable d’échafauder de décoiffants suspenses, un écrivain humaniste et généreux que l’on retrouve avec bonheur dans son dernier roman, Je te protégerai, comme les précédents. Des retrouvailles d’autant plus gratifiantes que ce polar nous emmène dans le cadre somptueux de l’île de Lewis, dans l’archipel des Hébrides extérieures, où Peter May avait déjà situé sa fameuse trilogie écossaise.

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Je te protégerai est l’histoire d’un couple. Niamh et Ruairidh Macfarlane se sont connus enfants et ont dû se battre pour imposer leur amour face à l’hostilité de leurs familles qui se haïssent. Quand s’ouvre le roman, ils ont la quarantaine et sont en voyage d’affaires à Paris. Les produits de leur petite entreprise Ranish Tweed – qui fabrique un tissu plus léger, plus doux que le célèbre Harris Tweed – sont en effet très appréciés par les créateurs de mode branchée. Peter May en profite pour nous initier habilement aux particularités du tweed, seul tissu au monde décrit par une loi du parlement stipulant notamment qu’il doit être… «tissé localement à la main par les habitants des Hébrides extérieures».

Les révélations d’un «ami sincère»

Mais revenons à nos héros pour qui, désormais, tout semble aller pour le mieux. Sauf que… Sauf que Niamh vient de recevoir l'e-mail d’un «ami sincère» lui annonçant que son mari a une liaison avec la styliste Irina Vetrov. Elle l’interroge, il esquive. Alors qu’elle le voit monter dans une Mercedes avec ladite styliste, elle se précipite à leur poursuite. Et soudain, c’est le drame. Une terrible explosion survient place de la République, la voiture est projetée en l’air. Ses deux occupants sont tués.

Un acte terroriste? La vengeance du mari jaloux d’Irina? Toutes les pistes sont envisagées par la police, sans grand succès. Niamh rentre donc sur son île pour préparer l’enterrement. La brigade criminelle semble pour sa part convaincue que la solution se trouve également à Lewis. Déchiré entre ses responsabilités maternelles et les contraintes de son métier, le lieutenant Sylvie Braque débarque donc à l’aéroport de Stornoway pour enquêter. Paysages à tomber, brumes, crachins, vent tempétueux et routes impraticables, l’île lui offre un festival de belles et parfois terrifiantes surprises.


Peter May, «Je te protégerai», traduit de l’anglais (Ecosse) par Ariane Bataille, Editions du Rouergue, 410 p.

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