Pour enluminer la fin de Game of Thrones, rien ne vaut la polémique suscitée par l’avant-dernier épisode. Les auteurs auraient-ils voulu dégoupiller une grenade de diversion avant le final, qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement. Le champ de bataille étant déjà labouré par les fans et les sceptiques, les débats étant déjà déchaînés, l’ultime chapitre ne pourra que s’inscrire dans une continuité remuée. Si c’était une tactique, elle est brillante.

La dramatique évolution de Daenerys, l’inertie de Jon, le ravage de Port-Réal ont stupéfait et, pour certains, choqué. Les critiques ont été ravageuses – elles avaient parfois la virulence des amants trahis. La tragédie divise, déchire, c’est sa fonction ou tout au moins, sa conséquence naturelle.