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«Game of Thrones» dans la presse, sous tous les angles

Les drames de Westeros et la philosophie, les sciences, l'histoire: les magazines ont décortiqué la série comme jamais. Florilège pour ceux qui regardent, ou vont découvrir, l'avant-dernier épisode

Game of Thrones est partout, même dans les kiosques. La presse décline les drames de Westeros avec une profusion d’angles d’approche stimulante – outre le hors-série de Lire et du Temps, évidemment remarquable. Le feuilleton suscite même la création d’une nouvelle revue, Pulp & Cult, dont le numéro se révèle assez inventif au niveau visuel. Pour sa part, la collection Tout savoir fournit un copieux numéro de 160 pages riches en résumés.

Une palme à «Mad Movies»

On arrive aux choses sérieuses avec Mad Movies, qui propose la meilleure histoire de la série, citant largement le duo de créateurs Benioff-Weiss. Pour sa part, le volume du Point Pop offre quelques brillantes analyses axées sur les personnages, à commencer par Daenerys, qui «change le cours de son destin en sortant d’un brasier ensorcelé». Historia, bien sûr, revient aux Rois maudits et à la guerre des Deux-Roses, autour de la couronne d’Angleterre, entre 1455 et 1485. Le journal évoque aussi les grandes murailles du monde, les ordres militaires et religieux comme la Garde de nuit, et le Petit Age glaciaire entre le XIV et le XIXe siècle, quand on dit «winter is coming»…


Quelques récents articles sur «Game of Thrones»


Des la philosophie des dragons

Télérama n’a pas produit un hors-série, mais un article intéressant, montrant comment les universitaires se sont eux aussi emparés de la série. Philosophie Magazine s’interroge par exemple sur le retour du religieux qu’illustrerait la série: à Westeros, la religion est «une institution moribonde», relancée par «l’omniprésence de la guerre et la menace d’une apocalypse». Se plaçant sous Nietzsche en frontispice («Ils veulent tous s’approcher du trône: c’est leur folie»), les auteurs dissertent aussi sur le «souffle démocratique» du feuilleton, grâce à ses femmes fortes, et sur la «figure exemplaire du souverain des temps modernes» qu’est Jon Snow.

Enfin, Science & Vie dissèque la fiction à la loupe. Le mur de 213 mètres pourrait-il tenir? (Non.) Les loups géants ont-ils existé? (Oui.) Les éventuels enfants de Jon et Daenerys seraient-ils gravement consanguins? (Plutôt.) La revue a en sus compilé les analyses algorithmiques de l’évolution des personnages. Selon les experts, Daenerys a 84% de chances de mourir, Jon 59%. Mais c’est quand même lui qui régnerait à la fin.

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