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Gorillaz au Gurten Festival, 11 juillet 2018.
© Anthony Anex / Keystone

Paléo

Gare au Gorillaz

Le groupe anglais, formé autour du génial Damon Albarn, présente à Nyon son sixième album, sorti il y a trois semaines

A sa création aux premiers temps du millénaire nouveau, Gorillaz n’était qu’un projet parallèle. Alors que le single Clint Eastwood et son obsédante rengaine électro-pop en partie rapée envahissaient les ondes, ce n’étaient pas des musiciens de chair qui s’affichaient mais des personnages de dessin animé, créés par l’artiste Jamie Hewlett. Gorillaz était un groupe virtuel, et derrière son chanteur et cerveau, baptisé 2-D, on reconnaissait Damon Albarn.

Devenu avec Blur héraut de la britpop, le Londonien amorçait là un tournant qui le verra s’imposer, dans les années suivantes, comme le songwriter le plus passionnant du Royaume-Uni. Projets africains (Mali Music, DRC Music), album de Blur influencé par les musiques du monde (Think Tank), super-groupe monté avec un ex-Clash et le batteur nigérian Tony Allen (The Good, the Bad and the Queen), second projet avec celui-ci et le bassiste des Red Hot Chili Peppers (Rocket Juice and The Moon), gestion d’un label indépendant (Honest Jon’s), composition d’un opéra pop (Monkey, Journey to the West): Damon Albarn est depuis près de vingt ans partout, et toujours pour le meilleur.

Deux albums en quatorze mois

Il y a quatorze mois, Gorillaz mettait fin à un silence discographique de sept ans avec Humanz, un cinquième album d’une belle cohérence, sorte de disque-manifeste détaillant par le menu toutes les influences de ce groupe en forme de collectif à géométrie variable, de la pop au hip-hop en passant par le rock, l’électro, la soul et le funk.

Surprise, il y a trois semaines sortait déjà un sixième enregistrement, avec un titre – The Now Now («Le maintenant maintenant») – semblant affirmer que Gorillaz n’a jamais autant été dans l’instant. Un disque très pop et mélodique (Idaho pourrait être une chanson écrite pour Blur), séduisant dès la première écoute.

En novembre dernier, Gorillaz offrait à l’Arena genevoise un show monstre qui devrait parfaitement être soluble dans l’ambiance d’un open air. On avancera même qu’il s’agit là, s’il devait n’en rester qu’un, du concert à ne pas manquer cette année sur la Grande Scène du Paléo.


Gorillaz, «The Now Now» (Parlophone/Warner Music). En concert au Paléo Festival, Grande Scène, jeudi 19 juillet à minuit.


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