piano

Gaspard de la Nuit, Ravel

Martha Argerich est un poncif du piano, voilà pourquoi elle revient si souvent dans ces colonnes. Elle remportait le Concours Chopin en 1965, et se tenait dans le jury 15 ans plus tard, lorsque Ivo Pogorelich s’y présenta. Le Croate ne remporta pas la compétition, mais la colère de la pianiste argentine devant cet échec injustifié lança sa carrière. Connivences musicales? Assurément, même si l’écart peut sembler grand. Le Gaspard de la nuit par Argerich, enregistré live à Amsterdam, restitue sur le fil du rasoir l’essence de ses conceptions musicales. Au contraire de Pogorelich, son Ravel s’enivre d’accélérations stupéfiantes. Mais la prédation est bel et bien là, tapie dans ce toucher toutes griffes dehors.

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