Gemma Salem est un être de passion. Celle-ci fond sur des objets, en général des artistes, de préférence maltraités par leur époque: Schubert, avec lequel elle dit entretenir une relation quasi conjugale de tendresse réciproque, Sempé, qui a illustré pour elle un album sur le précédent, Lawrence Durrell, Boulgakov, d’autres peut-être. Et le dernier, celui qui tient de la révélation, de l’épiphanie: Thomas Bernhard. Comme elle est écrivain, ces fusions donnent des livres. Pour l’Autrichien, elle en a écrit quatre.