Bien sûr, il y a des réalités objectives et des faits qui ne se discutent pas. Mais ils ne sont pas légion et, le plus souvent, le monde est ce qu’on en perçoit, ce qu’on en ressent et ce qu’on en retient. Cette constante recréation par appropriation est au cœur du dernier travail des Old Masters, Le Monde, à découvrir jusqu’à dimanche au Théâtre Saint-Gervais, à Genève, après sa présence à l’Arsenic, à Lausanne, en octobre dernier.

La proposition ravit le cœur et l’âme par son inventivité à la fois souple et ténue. Musique dans le noir, alchimistes de la matière, puis poètes de l’aléatoire, le spectacle en trois étapes raconte comment les sensations dans leur finesse modèlent bien plus notre quotidien que les certitudes bétonnées.