S’il est une musique qui reste éternellement d'avant-garde, presque mathématique dans sa construction, c’est bien la Grande Fugue de Beethoven. Il fallait voir le violoncelliste du Quatuor Hagen, Clemens Hagen, empoigner le thème de cette pièce redoutablement difficile lundi soir, à la Salle Centrale de la Madeleine, à Genève. Quelle énergie, quelle justesse dans les trilles et quelle finesse dans les inflexions! De quoi rendre cette musique moins hermétique qu’elle n’y paraît.

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