Pour sa troisième édition, No’Photo semble avoir atteint l’âge de raison. La biennale de la photographie genevoise, lancée en 2017 sur un seul week-end, a en effet pris de l’ampleur en 2019, avant de s’étoffer encore pour devenir cette année un véritable festival, riche d’une dizaine d’expositions et autant de projections, en marge d’activités et événements divers. Evoquant cette manifestation qui lui tient à cœur, lui qui a souvent souligné le potentiel rassembleur de l’art photographique, Sami Kanaan parle de nouveaux partenariats et ressources, d’une vaste mise en réseau, d’une attention portée aux artistes actuels mais aussi au patrimoine. «Il s’agit de fédérer des énergies et motivations afin de proposer quelque chose d’attractif pour de nouveaux publics», insiste le conseiller administratif de la ville de Genève.