«Nous vivons le banditisme d’état, nous vivons le tremblement du monde. Alors on est en colère et maintenant, c’est l’heure du feu!» Percussions, corps secoués, poèmes chuchotés ou slogans martelés: ces prochains soirs, le TU-Théâtre de l’Usine, à Genève, va résonner d’une flamme venue d’Haïti.

Mais les huit auteurs et interprètes de The Living and the Dead Ensemble ne racontent pas que leur île minée par les tremblements de terre, le choléra et la corruption dans The Wake, cette veillée tour à tour intime et volcanique. Ils évoquent aussi «la totale panique de la terre en panne spirituelle», un incendie qui nous parle à tous. Bien sûr, covid oblige, cette troupe ne se produira pas «réellement» dans les murs du théâtre genevois. C’est à travers une pièce filmée avec maestria que le public de L’Usine pourra, grâce à un lien Zoom, pénétrer dans cette proposition intense et participer, ensuite, à un débat.