«Détruire cette forêt pour cette chose-là, c’est inadmissible! Savez-vous que Genève est parmi les villes qui risquent le plus de souffrir du réchauffement climatique?» Cette fin d’après-midi, un nuage crachote sur la place des Nations. Sur son vélo, Béatrice Graf est catégorique. Elle ne veut pas d’une Cité de la musique qui détruirait un biotope naturel et culturel, la richesse d’un terreau artistique dont elle est issue. Il pleuviote, elle s’aiguise. «Nous demandons depuis longtemps un rééquilibrage des aides publiques. Aujourd’hui, quelque 87% des subventions des collectivités genevoises vont à l’OSR et au Grand Théâtre. La Cité consacrera cette vision élitiste.»

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