Du 22 au 25 juillet, l'Institut Jaques-Dalcroze et la Fédération internationale des enseignants de rythmique (FIER) organisent le premier événement d'une série de manifestations intitulées «Saison Emile 2000». Une série qui commémore le cinquantenaire de la mort du musicien et pédagogue genevois Emile Jaques-Dalcroze (1865-1950). Ce Congrès international du rythme, troisième du nom, réunit des professionnels et des amateurs des horizons les plus divers. Musiciens, danseurs et architectes, mais aussi médecins, psychologues et linguistes essaieront d'expliquer l'important du rythme pour l'homme. «Le rôle du rythme pour le développement humain», tel est le titre qui chapeaute seize exposés, des débats, deux tables rondes, des concerts et plusieurs ateliers.

C'est Emile Jaques-Dalcroze lui-même, père de la rythmique et fondateur de l'institut du même nom, qui a eu l'idée de mettre sur pied un tel congrès en 1926. Une deuxième édition a vu le jour en 1965, à l'occasion du centenaire de l'initiateur. Cette année, ouverts au public pour la première fois, ces états généraux du rythme mettent l'accent sur les aspects artistiques du sujet. La soirée inaugurale aura lieu jeudi au Bâtiment des Forces Motrices, avec Accrochages, un spectacle surprise conçu par la musicienne, mime et chorégraphe Françoise Philippe, suivi d'un concert du percussionniste suisse Pierre Favre (qui animera également un atelier samedi). Autres points forts de cette troisième édition, le concert du Medici String Quartett (une formation de quatre médecins!) le samedi soir, et l'atelier de Tom Johnson, compositeur minimaliste qui s'inspire de la combinatoire.

3e Congrès international du rythme, Institut Jaques-Dalcroze, rue de la Terrassière 44, Genève. Du 22 au 25 juillet. Rens. et invitations pour la soirée inaugurale: 022/736 80 78.