Disparu en 2006 après douze ans d’une collaboration fusionnelle avec l’OSR de 1985 à 1997, Armin Jordan a marqué la phalange d’une empreinte aussi profonde que durable. Le rapport amical, quasi familial, qu’il entretenait avec ses musiciens, sa façon unique de mener sans diriger, son humour grinçant, son humilité mâtinée de cynisme et ses interprétations où l’illumination le disputait à des moments d’entre deux eaux faisaient de lui un chef à part. Attachant, magnifique et parfois déstabilisant. Celui que tous appelaient simplement Armin a laissé une discographie abondante, et des souvenirs ineffaçables. Avec, comme cadeau à la vie, son fils adoré et admiré, Philippe, qui mène la brillante carrière de chef que l’on sait.