Un jeu empreint d’élégance et de limpidité, dans Schubert en particulier. A 38 ans, Francesco Piemontesi ne cesse de mûrir pour le plus grand plaisir des mélomanes. Né à Locarno, établi à Berlin, il s’impose comme le pianiste suisse le plus doué de sa génération. Cet esthète s’inscrit dans la filiation d’Alfred Brendel, qui fut l’un de ses maîtres. Son piano se distingue par la beauté des sonorités, la plasticité des lignes, une ligne continue et organique dans des œuvres au long cours comme la Sonate en la majeur D 959 de Schubert, jouée lundi soir au Victoria Hall de Genève.