Un festival pour la Syrie

Découverte Layalina débute ce jeudi à Genève. Il se veut artistique et humaniste

Pour la plupart basés à Genève, ils sont universitaires, humanitaires, artistes. Tous ont en commun un intérêt poussé pour le Moyen-Orient. Ils évoquaient l’idée de créer un festival autour de leur passion commune. Face à la crise syrienne, ils ont eu envie avant tout de faire connaître autrement ce pays. Ainsi est né Layalina, «Nos nuits syriennes», qui s’ouvre ce jeudi à 20h30 au Théâtre de l’Usine avec Interzone, le duo franco-syrien formé par Khaled al-Jaramani et Serge Teyssot-Gay.

Littérature et soirées DJ

Cela fait plus de dix ans que ces deux-là jouent ensemble une musique autre, basée sur l’échange, idéale pour donner le ton du festival. La musique fermera aussi le programme avec Manal Samaan, qui interprétera des chants sacrés accompagnée par des instrumentistes genevois, dimanche à 19h au temple de Saint-Gervais.

Au programme aussi une douzaine de films de cinéastes syriens, fictions et documentaires, accueillis par le Cinélux et le Spoutnik. Des films réalisés pour la plupart dans les années 2000, parfois très récents.

L’événement est multidisciplinaire. Côté littérature sont prévues une table ronde avec l’écrivaine Rosa Yassin Hassan, et une lecture-spectacle qui invite à une balade dans Damas. Au programme encore un brunch au son du oud dimanche à la buvette des Bains des Pâquis, une exposition des dessins de Hani Abbas ou encore des soirées DJ au Motel Campo… tout cela en quatre jours seulement. On voit que le festival est dense.

Layalina a été préparé avec des réfugiés syriens, qui ont notamment participé à un atelier vidéo et animent l’atelier cuisine de la manifestation. Et il soutient l’association Coup de pouce pour la Syrie, une ONG modeste fondée par un Syrien de Genève et qui apporte une aide directe à des familles sur place.

Layalina, «Nos nuits syriennes», du 19 au 22 février à Genève.Tout le programme sur www.layalina-festival.ch