On a tous rêvé de faire ça au moins une fois. De dire tout haut, en pleine séance ou en plein repas, ce que l’on pense tout bas. De le hurler même, voire de le danser. Dans La Poésie de l’échec, surprenant spectacle à voir à l’Alchimic, à Genève, jusqu’au 24 octobre, les membres de la famille Keller font ça tout le temps. Soutenus par Julien Paplomatas, un beatboxer sidérant, Juliette, Antoine et leur mère Alice n’arrêtent pas de sortir du cadre pour exprimer avec fougue ce qu’ils ressentent au-dedans. A l’écriture, à la mise en scène et au jeu, la Fribourgeoise d’adoption Marjolaine Minot révèle un formidable tempérament.