«Vous pouvez toucher les sculptures» est-on averti d’emblée à l’entrée de la Salle d’exposition de l’Unige (SEU). Se rapprocher des monstres, les frôler pour mieux les appréhender. Voilà peut-être la démarche sous-jacente de Où est le monstre? Partout, aurait-on envie de répondre, entouré des sculptures de Jean Fontaine. Des créatures d’argile, à la croisée entre animaux, humains et machines. De véritables chimères «préfigurant un futur cauchemardé, un monde rouillé, peuplé d’êtres contre-nature, hybrides de mécanique oxydée et de biologie malmenée» selon l’artiste sculpteur. Une interprétation presque dystopique de la monstruosité, que les chercheurs et chercheuses du Département de biologie viennent, de leur côté, «rationaliser».