Un labyrinthe canonique en musique sous forme d’oratorio. C’est ainsi que Leonardo Garcia Alarcon envisage sa composition, La Passione di Gesù. Si le chef d’orchestre naturalisé suisse a déjà eu l’occasion de réécrire quelques parties pour des oratorios précis, c’est la première fois qu’il s’attelle à la composition d’une œuvre. «Je souhaitais depuis très longtemps composer une pièce qui puisse être la synthèse de toutes mes expériences de contrepoint de la Renaissance et du baroque, explique-t-il. Réaliser cette composition aujourd’hui, dans un langage contemporain qui puise aussi quelques sources dans les partitions des Passions depuis 1530 est un grand défi.»