«Un talent émergent». Mardi, à l’Arsenic à Lausanne, Georges Nivat s’est défini ainsi, avec ce mélange d’ironie tendre et de vigueur chevaleresque qui le distingue. L’essayiste exaltant qui depuis soixante ans approfondit notre connaissance de la Russie et du monde slave recevait le Prix culturel de la Fondation Leenaards. En première partie de soirée, huit ardents, tout nouveaux boursiers de la fondation, avaient présenté un échantillon de leur art. Georges Nivat s’est identifié à leur printemps et ce n’était pas une coquetterie.