Donner, enfin, à Palézieux une stature d’«artiste international». Tel est, pour son commissaire Florian Rodari, l’enjeu majeur de cette exposition. Il faut dire que l’œuvre du Suisse est, encore aujourd’hui, confidentielle. La diffusion de son travail s’est faite lentement, et elle s’est inscrite, comme son œuvre elle-même du reste, dans la durée. La publication d’une monographie chez Skira en 1994 (publiée par Florian Rodari, déjà) permet alors de le faire connaître à un public plus large que le groupe restreint de ses admirateurs régionaux.

Une exposition importante au Musée de la maison Rembrandt d’Amsterdam en 2000 poursuit ce travail. Et il y a quelques mois, c’est le public parisien qui le découvre grâce à une exposition à la Fondation Custodia – un lieu d’exposition qui s’est spécialisé dans les esthétiques nordiques. Mais c’est à peu près tout. La carrière de l’artiste fut plutôt silencieuse, à l’image de son travail, mais aussi de sa vie.