La neige offre au cinéma un décor impressionnant dont la splendeur visuelle le dispute à l’efficacité dramatique. Elle confine les résidents de l’hôtel Overlook dans leur solitude (Shining), elle vire au rouge sang (Fargo), elle exalte la sauvagerie des territoires inexplorés (The Revenant, Jeremiah Johnson)… Trop abondante ou trop rare, fondant inopinément, la neige naturelle est un casse-tête pour les réalisateurs. Incontrôlable, elle passe pour une des pires difficultés des tournages – avec les animaux et les enfants.

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