On le connaît pour ses sculptures, pour ses peintures, moins pour ses dessins. Pourtant, chez Alberto Giacometti, «l’acte qui précède tout geste artistique» était bien le dessin. En 1955, il écrivait: «Qu’il s’agisse de sculpture ou de peinture, la seule chose qui compte est le dessin.» Pour la première fois, une exposition rend hommage de façon spécifique à l’expression graphique de l’artiste suisse. Jusqu’au 10 janvier 2021, le Musée m.a.x. de Chiasso, au sud du Tessin, présente Alberto Giacometti (1901-1966): Arts graphiques aux confins de l’art et de la pensée.

L’accrochage présente plus de 400 dessins – des objets, des paysages, notamment sa vallée natale et le Paris des années 1920, ainsi que des dizaines de portraits de son épouse Annette, des membres de sa famille, de ses amis… Ces œuvres à l’encre et à la mine ressemblent à ses sculptures filiformes connues du grand public: traits bruts, tourmentés, en longueur verticale. On peut aussi y admirer des gravures, xylographies, lithographies, sérigraphies, quelques sculptures et des photographies de lui prises par Paola Salvioni Martini.