L'histoire est tellement jolie qu'elle a tout du conte de Noël. C'est pourtant au Nouvel An que tout a commencé. Dans le spectacle du Temps, point d'orgue du réveillon genevois sur la plaine de Plainpalais, une girafe de 6,5 mètres faisait son apparition comme sortie d'un songe. Faite de plaquettes métalliques, elle avait la grâce d'une ballerine. Après les douze coups fatidiques, la soirée s'est poursuivie par le concert du chanteur sénégalais Youssou N'Dour qui s'est produit devant une foule de 80 000 personnes. Déjà ravi de pouvoir représenter l'Afrique en Europe en ce Nouvel An historique, le musicien a été marqué au cœur par la girafe, autre symbole du grand continent. «Il a été frappé par le nombre de nationalités représentées dans le public ce soir-là. Il a vu dans la girafe un symbole de cette rencontre entre les cultures», explique Laurent Giovagnioni, son agent.

Ni une ni deux, Youssou N'Dour lance l'idée de la ramener avec lui à Dakar. «Que cette girafe parte pour l'Afrique m'enchante. Comment rêver fin plus poétique?» déclare Jean-Marc Bassoli, créateur de l'animal. Décorateur, accessoiriste et scénographe, il travaille pour le Théâtre de Vidy à Lausanne et pour de nombreux théâtres en France. A Dakar, la girafe sera placée à l'entrée des studios de Youssou N'Dour dans le quartier résidentiel des Almadies, tout près de l'aéroport. Le musicien ouvrira là prochainement un centre culturel pour jeunes artistes. Perchée sur une corniche, la girafe genevoise sera visible de très loin…