Il a dû bricoler un néologisme pour définir sa musique: «melancholic folktronica». L’extension sémantique du terme rend assez bien compte du spectre musical d’Arnaud Sponar, alias Goodbye Ivan: un hybride dans lequel les composants électroniques se fondent dans le flux acoustique – et réciproquement. La caractérisation mélancolique en donnera la tonalité: grise certes, mais porteuse en même temps de toute l’énergie du soleil noir.

Les compositions délicates de Goodbye Ivan sont, en concert, données sur un format semi-improvisé. C’est là qu’elles prennent toute leur ampleur, comme on pourra s’en rendre compte cette semaine à Genève et Lausanne, où il viendra vernir sa dernière production, «Promenade», sortie par le label Dead Vox: Arnaud Sponar est un instrumentiste de grand talent (il manie principalement la guitare, les claviers, et la batterie), mais c’est plus, la comparaison valant ce qu’elle vaut, à la manière d’un peintre qu’il travaille – empilements de motifs aux sources hétéroclites, qui ne reculent ni devant l’étrangeté sonore, ni devant la beauté pure.

Walden. Rue des Amis 9, Genève. Jeudi 28 janvier, 19h.

Le Milliwatt. Avenue Druey, Lausanne. Samedi 30 janvier, 17h. Places limitées, inscription: deadvox@bluewin.ch