Polémique

Le gouvernement calédonien fait annuler une vente d’art kanak à Bâle

Le gouvernement régional se plaint du fait que les objets ont été sortis illégalement du pays

Mercredi 17 juin, la maison française de ventes aux enchères Aguttes devait organiser une grande vente d’objets kanaks à Bâle, en marge de la foire Art Basel qui s’ouvrira jeudi au public. Elle vient d’annuler cette vacation face aux pressions du gouvernement calédonien pour qui la vingtaine de pièces – estimées entre 250 000 et 50 000 euros – ont été sorties illégalement du territoire dans les années 70.

L’identité du propriétaire qui a rassemblé cette collection, parmi la plus importante du monde selon les experts, reste à l’heure actuelle spéculative. Dans son communiqué, Claude Aguttes confirme que Philippe Germain, président du gouvernement régional de la Nouvelle-Calédonie (un territoire d’outre-mer français) est intervenu pour lui demander de suspendre la vente. Le commissaire-priseur s’étonne cependant «de cette intervention, curieuse et tardive, provoquée peut-être par la pression médiatique, [qui] intervient quatre jours avant la vente alors que le propriétaire était intervenu antérieurement auprès des autorités de la Nouvelle-Calédonie, intervention restée sans réponse. De même cette collection avait déjà été exposée publiquement, sans réaction aucune. Néanmoins, le propriétaire actuel et le commissaire-priseur, dans un souci d’apaisement, se voient dans l’obligation d’annuler la vente de Bâle espérant pouvoir enfin, avec l’aide du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, aborder le dossier au plus vite.»

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