J’étais, l’autre jour, à l’aéroport de Munich, entre deux vols. Laissez-moi savourer une demi-seconde le côté roman d’espionnage de la phrase qui précède, son côté suranné ou vintage comme on voudra. Avant, bien évidemment, de me couvrir la tête de cendres pour le bilan carbone engendré par ces déplacements aériens. Quoi qu’il en soit, je n’étais pas seule à attendre d’embarquer ce soir-là. Comme un troupeau de gnous autour d’un point d’eau, nous nous tenions resserrés autour des quelques prises disponibles pour recharger nos téléphones portables. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la série suédoise Real Humans où des androïdes, employés de maison chez les humains, devaient impérativement trouver une prise de courant pour se recharger et éviter de s’effondrer comme des pantins.