Il y a des lieux où la protection anti-covid est plus stricte qu’ailleurs. Au Grand Théâtre, prise de température à l’entrée, masques, distanciation et désinfection des mains et de certains matériels sont de mise. C’est qu’avec un personnel important, des équipes administratives et techniques fournies, un grand chœur et un orchestre symphonique, on ne peut se permettre aucun laxisme.

Version chambriste

Cette situation n’affecte pas outre mesure Laurent Pelly, optimiste par nature. Toujours aussi tranquille et souriant, le pétillant lutin des scènes lyriques ne veut voir que le bon côté des choses. «C’est mon premier spectacle depuis le 15 mars. Je suis particulièrement heureux que la production annulée la saison passée ait pu être reportée en ouverture de celle-ci, à la place de Turandot, qui nécessitait trop de monde et des chanteurs venant d’Asie notamment. Le fait que La Cenerentola puisse être donnée en effectif orchestral réduit a été décisif.»