faut voir

Grandma

Vaut-il mieux une présidente âgée, ou une présidente humaine? C’est la question, saugrenue, que pose la dernière opération de communication d’Hillary Clinton. Samedi dernier, elle postait ce portrait de famille sur tweeter, ajoutant: «@BillClinton et moi ne touchons plus terre d’être grands-parents! L’un des moments les plus heureux de notre vie.» Lequel Bill affichait sur son compte une image de la même série et ce commentaire: «Charlotte, ta grand-mère @HillaryClinton et moi ne pourrions être plus heureux!»

Un immense bonheur, donc, pour les géniteurs de Chelsea, devenue maman il y a quelques jours. La dynastie entière a été aveuglée par les flashs à la sortie de la maternité lundi soir. Depuis, les commentateurs ne cessent d’analyser les clichés et le nouveau statut de l’ex-First Lady.

A presque 67 ans, l’ancienne secrétaire d’Etat doit se prononcer dans les semaines à venir sur sa candidature à l’élection présidentielle américaine. Certains, dès lors, estiment que cette image de grandma lui confère l’humanité qui lui manquait jusque-là. On a souvent reproché à l’avocate son extrême maîtrise d’elle-même; en se laissant photographier en train de faire gouzigouza, elle prouve que le glaçon peut fondre. En posant tout sourire aux côtés de son mari, elle montre – s’il en était encore besoin – que le couple est une équipe soudée et que Monica Lewinsky n’est qu’un infime accroc dans son cheminement. Pour quelques observateurs cependant, le titre de grand-mère n’est pas le plus prompt à éblouir les électeurs. L’Amérique aime les battants. Mais après un Barack Obama fringant dont les audacieuses promesses sont restées en suspens, une granny expérimentée peut se révéler rassurante. Et si Hillary est candidate, Chelsea pourra toujours appeler Bill pour garder Charlotte lorsqu’elle aura envie d’un week-end en amoureux. Quoi de mieux que l’image d’un grand-père impliqué – et donc moderne – pour booster une campagne?