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Marco del la O incarne Joaquín Guzmán – ici, lors de sa première arrestation.
© Netflix

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Guzmán contre Netflix, saison 1 épisode 1

Le narcotrafiquant Joaquín Guzmán, «El Chapo», envisage d’attaquer Netflix pour une série qui raconte son parcours. En toile de fond, la fébrilité en vue d’un procès considérable

A première vue, il semble faire son coquet. Joaquín Guzmán, «El Chapo», le plus grand patron de cartel de drogue vivant, pense porter plainte contre Netflix en raison de la série récemment dévoilée par le site de vidéos en ligne, El Chapo, série créée par Silvana Aguirre et Carlos Contreras.

Le Mexicain aux deux évasions spectaculaires, qui a fait venir Sean Penn pour se faire mousser – donnant ainsi des pistes aux forces antidrogue américaines –, juge que les sept épisodes de la première saison le montrent comme un «criminel sans pitié», ce qui est trop injuste. «Le petit» se fait Calimero des rails de coke.

La première série mexicaine de Netflix

Produite avec une chaîne latino-américaine, El Chapo est la première série mexicaine de Netflix. Le géant du Web exploite le filon de Narcos. Ici, le projet est différent, plus directement biographique. Peu subtile, parfois même un peu lourde, El Chapo est une série bien fabriquée, honnête, qui semble plutôt lucide. Joaquín Guzmán peut contester la manière dont il est représenté, mais les officiels mexicains, à commencer par le président au pouvoir lors des grandes années du truand, ont tout autant de raisons de se plaindre, eux qui passent pour des corrompus de première classe.

A propos: «Narcos», saison 2: la confirmation d’un chef-d’œuvre

Le cœur du problème: le procès à venir

Si le narcotrafiquant actionne ses bataillons d’avocats, c’est pour une raison plus précise. A son grand effroi, il a été extradé en début d’année aux Etats-Unis – il est incarcéré dans l’Etat de New York. Dans le système de jurys populaires du système anglo-saxon, la diffusion d’El Chapo constituerait «une atteinte à la présomption d’innocence», argue la défense, les avocats du chef du cartel de Sinaloa. Les futurs jurés verraient la fiction, qui condamne, avant de juger le personnage réel.

La fiction devient suspecte car elle pourrait influencer l’argumentaire portant sur son sujet principal. Face à la perspective d’un procès qui s’annonce considérable, les défenseurs ont une raison de penser qu’ils partent avec un handicap, une fiction diffusée dans des millions de foyers en streaming.

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