Dans les dernières pages de son roman, la néerlandaise Hanna Bervoets cite les sources qui lui ont permis d’écrire Les Choses que nous avons vues: «Facebook», «modérateur», «décapitations», «pédopornographie», «trauma»… Cette constellation de mots-clés suffit à cartographier l’univers dans lequel l’autrice s’est immergée pour créer le personnage de Kayleigh, qui prend la parole dès le début du roman. Cette narratrice, ancienne modératrice de contenus internet, s’adresse à l’avocat qui la presse avec la question que tout le monde pose aux «nettoyeurs du web»: «Qu’avez-vous vu, au juste?»