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«Harry Potter», l’adieu aux larmes

Bravant une météo anglaise, des milliers de fans ont clôturé dans le faste et l’émotion la saga Harry Potter, lors de l’avant-première mondiale jeudi à Londres du dernier film de la série, après près de 15 ans d’aventures et un des plus gros succès de l’édition et du cinéma

Dans les livres comme dans leurs adaptations filmées, Hermione Granger la non-sorcière est une battante, toujours prête à secouer Ron et à se battre aux côtés de son ami Harry. Dans la vie, Emma Watson est devenue une jeune femme qui foule les tapis rouges avec aisance. Mais jeudi soir, dans sa robe bouffante signée Oscar de la Renta, elle est redevenue une enfant. Ses sanglots devant la foule massée à Leicester Square pour l’ultime volet des aventures de l’apprenti-sorcier ont même réussi à faire pleurer la toujours très digne J.K.Rowling, l’écrivain derrière le phénomène.

Watson, Rowling, ainsi bien sûr que Daniel Radcliffe, l’interprète de Harry Potter, et Rupert Grint, celui de Ron Weasley, ont longuement posé avec leurs fans et se sont mutuellement rendu hommage lors de cette avant-première mondiale. Daniel Radcliffe a évoqué la chance incroyable qu’il avait eue d’être choisi pour incarner l’apprenti-sorcier. Il avait alors onze ans. De son côté, Rupert Grint s’est montré à la hauteur de son personnage lorsqu’il a remercié Rowling de ce qu’elle avait fait «pour les roux».

La saga aura constitué un phénomène unique, au-delà de la – superbe – trilogie adaptée du «Seigneur des Anneaux» par Peter Jackson. Ici, J.K. Rowling a suivi de près la transposition de ses livres à l’écran. Entre marketing et work in progress, la publication des tomes aura, une décennie durant, alterné avec la sortie des films; lorsque l’ultime opus, Harry Potter and the Deathly Hallows, est publié en 2007, cinq films sont déjà sortis, brouillant les pistes entre œuvre littéraire et cinématographique.

Une transposition plus ou moins réussie selon les tomes et les différents réalisateurs choisis par la Warner. Mais dans l’ensemble, la transposition au grand écran s’est faite sans trop de dommages. Elle a surtout engrangé des recettes mondiales se chiffrant en milliards de dollars. Le dernier film, Harry Potter and the Deathly Hallows – Part 2, dont la sortie mondiale s’échelonne jusqu’au 15 juillet prochain (le 13 juillet en Suisse) et dont Le Temps reparlera évidemment, a convaincu nombre de critiques.

Au Royaume-Uni, les médias s’interrogent d’ores et déjà sur l’avenir – artistique – du trio, leur confort financier étant assuré jusqu’à la fin de leurs jours. Emma Watson est devenue la nouvelle égérie de Lancôme. Daniel Radcliffe s’est montré convaincant sur les planches du West End comme de Broadway. Pour l’heure, les fans qui ont grandi avec eux s’en moquent. Eux veulent replonger dans l’univers qui les a fait vibrer une dernière fois. Qu’il est dur de faire ses adieux à l’enfance…

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