C’est un peu l’Everest de la carrière pop, le triple lutz du chanteur mainstream: passer de membre de boys band à soliste, de coqueluche pour ados à poids lourd respecté. Ils se comptent sur les doigts d’une main – Robbie William, Justin Timberlake… et Harry Styles. L’ex de One Direction vient de sortir son troisième album et nul besoin d’attendre les chiffres des ventes pour le savoir: à 28 ans, le Britannique a réussi l’ultime grand écart. En témoigne sa tournée empilant les stades dès la mi-juin, dont dix soirées au Madison Square Garden de New York (capacité: 20 000 personnes). Ou TikTok, qui se délecte de son single As it Was dont les synthés effervescents terrassent les charts ce printemps. Morceau d’un artiste masculin le plus streamé en 24 heures sur Spotify, dixit le Livre des records. Après celle de Coachella, Harry Styles sera aussi à l’affiche de deux films attendus en 2022. En forme olympique, c’est le moins qu’on puisse dire – et au sommet de l’industrie.