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Pépite

Heidiologie

La revue Viceversa s'attaque à un mythe suisse

Viceversa, la revue suisse d’échanges littéraires publiée par le Service de presse suisse fête ses dix ans avec un numéro consacré à un mythe national – récent mais bien implanté: Heidi, la fillette qui «ne vieillit jamais et qui préserve sa candeur en toutes circonstances».

Interview posthume

Christine Lötscher a pu interviewer à titre posthume sa «mère», Johanna Spyri (1827-1901), qui a gardé son franc-parler, tant à propos de la situation des femmes que de ses contemporains. Heidi est un des ouvrages les plus traduits au monde. On connaît sa fortune au Japon, mais moins sa réception en Chine: Xiaolu Guo a lu l’ouvrage à sa fille à Zurich, dans la version anglaise, et elle en a retenu le souci de la nature, que son pays tend à oublier.

Mikhaïl Chichkine retrace la destinée russe de la petite montagnarde, rencontrée dans les souvenirs de Marina Tsvetaïeva, alors qu’en URSS, Heidi était sur la liste noire des livres pour enfants nuisibles. De jeunes auteurs suisses revisitent leur Heidi, en souvenirs, réflexions ou poésie.

Boutée hors du Heidiland

Bernadette Rychner s’interroge avec anxiété et humour à propos de l’impératif de ne pas acheter «ailleurs». Laurence Boissier a essayé de devenir une Heidi adulte pour trouver son moi véritable. Florian Eglin est chargé de faire sortir l’héroïne de son Heidiland et de l’amener aux Fêtes de Genève, mission qu’il accomplit avec sa verve coutumière. Le peintre Alexandre Loye donne au mythe une nouvelle identité visuelle, puis suivent plusieurs adaptations et relectures: une vraie somme de Heidiologie, issue des langues nationales et très bien illustrée!


Heidi forever, Viceversa 10, Editions d’en bas, 304 p.

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