Chansonnettes

«Heroes», sixième victoire suédoise à l’Eurovision

Révélé il y a 10 ans par un télécrochet, Mans Zelmerlow l’a emporté dans une concurrence serrée avec la candidate russe

Les pronostics étaient exacts, mais la victoire s’est néanmoins jouée au terme d’un certain suspense. Tard samedi soir, le Suédois Mans Zelmerlow a remporté la 60e édition de l’Eurovision – Eurosong avec sa chanson «Heroes», devançant finalement la russe Polina Gagarina. L’Italie a occupé la troisième place, suivie par le pétaradant candidat belge Loïc Nottet. La Française Lisa Angell, qui visait l’une des 10 premières places, à terminé 25e sur 27. L’Autriche organisatrice a fermé la marche, après l’Allemagne.

Les quelque 200 millions de téléspectateurs ont eu droit à une édition sans grande aspérité dans les concourants, mais soignée sur le plan visuel et l’imagerie animée en interaction avec les chanteurs et groupes. La Serbie, avec son impressionnante matrone chantante et conduisant sa troupe masculine, et, justement, le trublion belge ont pu représenter quelques surprises dans le déroulement du spectacle. Contrairement à ce que craignaient les organisateurs, qui redoutaient des huées à caractère politique durant la prestation de la Russe, Polina Gagarina n’a pas été chahutée.

La Suède remporte son 6e trophée, devancée par l’Irlande qui en raflé sept en 60 ans. Chanteur et musicien, mais aussi présentateur TV, Mans Zelmerlow est déjà fort connu en Suède. Il a été révélé en 2005 par le télécrochet «Idol».

Cité par l’AFP, le Belge Jean-Paul Philippot, président de l’Union européenne de radio-télévision, a voulu distinguer le spectacle annuel de l’Eurovision des émissions de téléréalité musicales. A son sens, l’Eurovision est «le contraire» des télécrochets, comme «The Voice». «C’est la plus grosse audience, non pas pour un format qu’on décline pays par pays, mais pour une émission dans laquelle chaque pays envoie sa carte postale.»

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