Marier un espace d'art contemporain et un musée quelque peu nostalgique dédié à la vie estudiantine, cela dans un cadre bucolique et parfaitement décentré: c'est le tour de force qu'a réussi la famille Lanfranconi-Mermoud, avec l'aide d'associations de soutien ainsi que de l'Association suisse pour l'étude de l'histoire des sociétés d'étudiants. Mariage disparate et heureux.

D'un côté (au faîte de ce qui devait être la grange, rénovée simplement), l'Espace culturel qui se veut la seule galerie représentant l'art actuel dans le Gros-de-Vaud, et que commencent à fréquenter les habitants de la région, mêlés aux amateurs venus de plus loin. De l'autre, le petit musée, d'une architecture intérieure plus luxueuse et audacieuse, qui tend à réhabiliter le rôle frondeur et «progressiste», sans oublier l'aspect culturel, des sociétés d'étudiants, plutôt réputées conservatrices.

Pour l'instant ce sont surtout des cars venus de Suisse alémanique qui viennent se parquer devant le Musée de l'histoire estudiantine au terme de la première étape des travaux… Richement construite en 1848, comme la Suisse moderne, la ferme a totalement changé de vocation; très partiellement rénovée pour l'instant, avec intelligence, elle offre déjà un accès aux handicapés, un décor soigné et un accueil chaleureux.

L. C.