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Adam et Eve surpris par Cranach l’Ancien en couverture du numéro 12 de la revue «Viceversa littérature», intitulé «Pas de honte à ça».
© SPS/ En bas

Revue

La honte en littérature

Périodique et multilingue, «Viceversa littérature» s’intéresse au dévoilement de nos petites et grandes turpitudes

«La honte d’être un homme, y a-t-il une meilleure raison d’écrire?» demande Gilles Deleuze. Réponses détaillées dans ce numéro de l’excellente revue plurilingue, élégamment illustré par Jacqueline Benz. Intime, sociale, collective, cachée, inavouable, ineffaçable, morale, physique: qu’est-ce qui provoque la honte depuis qu’Adam et Eve ont dû quitter le paradis en pleurant de se découvrir nus? Le dévoilement de ses petites ou grandes turpitudes devant le regard d’autrui reste douloureux jusqu’à aujourd’hui. De nombreux textes inédits analysent ce sentiment sous toutes ses manifestations.

Dans une nouvelle très fine, Francine Wohnlich évoque cette bouffée qui asphyxie les sentiments quand, en société, l’être aimé semble soudait inacceptable et qu’on est prêt à le renier. Le poète Frank Westermann trace un étonnant parallèle entre Sylvia Plath et le bœuf musqué des grandes plaines. Des entretiens précisent ce que la honte représente pour les auteurs – Jérôme Meizoz, Pierre Lepori, Ruth Schweikert, entre autres. Un autre dossier présente des traductrices: Ursula Gaillard, Ilma Rakusa, Anna Ruchat.


«Pas de honte à ça, Viceversa littérature» n° 12, SPS/Editions d’en bas, 288 p.


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