La littérature africaine a commencé par le concept de négritude, écrivait Ahmadou Kourouma en 2002 dans sa préface à Désir d’Afrique. Elle est fille de la colonisation, porteuse «de la mauvaise conscience de l’Occident et de la France». L’essai de Boniface Mongo-Mboussa, toujours d’actualité, montre ce désir des auteurs africains de s’approprier les langues du colonisateur et de se donner un langage propre, tout en soulignant les contradictions inhérentes à leur position.

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