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Dans «Hôtel Transylvanie», la plasticité des corps et des objets atteint l’absurde qu’on leur connaissait dans certains courts métrages de la Warner.
© Sony Pictures

Cinéma

«Hôtel Transylvanie 3: des vacances monstrueuses»: le cartoon à l’état pur, sans une goutte de sang

Débarrassant son film de toute référence horrifique, Genndy Tartakovsky se consacre avec enthousiasme et une certaine réussite à l’animation absurde de ses sujets

Si ce n’était déjà leur routine sportive quotidienne, les personnages d’Hôtel Transylvanie – vampires, goules, monstres – feraient des galipettes dans leurs caveaux, mausolées et cercueils respectifs à la vue du troisième épisode de la saga. Il ne s’agit même plus de moquer les mythes auxquels ont été empruntés les personnages (Dracula, Frankenstein, etc.), ni même de les rendre acceptables aux plus pusillanimes des chères têtes blondes. Foin de soif sang, de projets prométhéens, Genndy Tartakovsky, le réalisateur des deux premiers épisodes et désormais scénariste (avec Michael McCullers), ne s’intéresse qu’à une chose: l’animation.

Paraboles et collisions

C’est sans doute ce qui explique le prétexte de ce troisième épisode. Pour distraire son père, Dracula, qu’elle trouve grognon, Mavis, sa fille vampire qui a épousé un humain, le convainc de partir en croisière dans le triangle des Bermudes. Le transport aérien, les rites des loisirs de masse sont l’occasion de longues séquences où la plasticité des corps et des objets atteint l’absurde qu’on leur connaissait dans certains courts métrages de la Warner.

L’enjeu n’est pas de savoir si la capitaine du vaisseau de croisière – descendante du chasseur de vampires Van Helsing – succombera au charme du comte transylvanien ou restera fidèle à la mission familiale, mais de compter le nombre de sujets animés dans chaque séquence, de suivre leurs paraboles et leurs collisions. Quand l’animation est aussi dynamique elle fait presque oublier le reste.


Hôtel Transylvanie 3: des vacances monstrueuses, film d’animation américain de Genndy Tartakovsky, 1h40.

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