Arrivé à la première moitié de la compétition internationale du 75e Locarno Film Festival, voici le premier pensum auteuriste dont on ressort pantois. A l’extrême inverse du Portugais Carlos Conceicao, qui dans Nação Valente parvient à évoquer beaucoup en montrant très peu, on se demande ce que l’Allemande Helena Wittmann a voulu faire avec Human Flowers of Flesh – littéralement «les fleurs humaines de chair». Entourée de cinq hommes venus de différents pays, Ida navigue en Méditerranée, quelque part entre Marseille et la Corse. Elle pourrait être botaniste marine, ou quelque chose comme ça. Un jour, un de ses acolytes lui raconte l’histoire d’un légionnaire qui a nagé jusqu’à quasiment en mourir d’épuisement. Et voici Ida obsédée par la Légion étrangère et les mystérieuses légendes qui l’entourent.