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Histoire

Le IIIe Reich revisité

La somme de l’historien britannique Richard Evans permet de faire le point sur les connaissances et les discussions récentes sur le pouvoir nazi.

Peu de périodes de l’histoire sont autant étudiées. Peu de domaines ont vu paraître autant de mémoires, de journaux, d’études spécifiques. Mais depuis la parution de la somme de Martin Broszat, L’Etat hitlérien, en 1969, aucun travail général – si l’on excepte la biographie qu’Ian Kershaw a consacrée à Hitler à partir de 1998. La somme de Richard Evans, dont le troisième tome vient d’être publié en traduction française, constitue donc un excellent moyen de faire le point sur l’état des connaissances sur le pouvoir nazi. Rédigé de façon volontairement vulgarisatrice – avec le choix déroutant pour le lecteur suisse de traduire tous les mots du vocabulaire nazi, y compris celui de Führer – l’ouvrage se lit comme un roman pour qui veut s’y atteler. Il peut aussi se consulter facilement, grâce à un efficace découpage par période et par thème, un résumé conclusif pour chaque chapitre et un très bon index. Sur les controverses qui ont traversé l’historiographie du IIIe Reich, l’historien britannique adopte une position nuancée, préférant maintenir son analyse au plus près des faits que de batailler sur le terrain de la théorie. Il s’attache à mesurer l’état de l’opinion allemande, n’oublie jamais de faire la part des désaveux silencieux mais n’en perd pas de vue pour autant la responsabilité globale d’une culture politique – le nazisme – construite sur ce qu’il définit comme «une mentalité génocidaire». Une mentalité dont il examine les racines dans l’Allemagne d’après 1870, la construction à partir de la défaite de 1918, la très résistible propagation dans les années vingt et trente et la mise en œuvre à partir de 1933.

Richard J. Evans, Le Troisième Reich, Flammarion, 3 vol.

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