On comprend presque tout dans Industry, c’est le problème. Une série sur un tel thème devrait être radicalement opaque, absconse, technique. Or, elle se perd en coucheries banales, excitant des corps sans drame plutôt que les cerveaux vénaux que l’on attendait.

Disponible chez OCS, Industry, production HBO à Londres, narre les débuts de diplômés dans la City, au cœur d’un établissement financier majeur. On suit en particulier l’Américaine Harper (Myha’la Herrold, attachante), qui a menti sur ses résultats d’université, et qui tente de s’orienter dans ce monde so British. La découverte de cet univers – faut-il préciser qu’il est impitoyable? – commence fort, avec la mort de l’un des jeunes, brûlé à coups de pilules et de nuits de travail. La pression est constante, due aux vieux bonzes du trading qui doivent servir de mentors à cette relève, et qui la brutalisent. Pire, les clientes et clients, richissimes et égocentriques, jouent de leurs millions et de leurs mains dans les pantalons de la chair fraîche ainsi amenée dans leurs escarcelles.