En 1719, Daniel Defoe publie Robinson Crusoé. Il y évoque un marin né à York «d’une bonne famille» et qui finira par se retrouver seul au monde, à plus de 600 kilomètres au large des côtes chiliennes: «Moi, pauvre misérable Robinson Crusoé, après avoir fait naufrage au large durant une horrible tempête, tout l’équipage étant noyé, moi-même étant à demi-mort, j’aborde à cette île infortunée, que je nommai l’île du désespoir.»

4% de terrain habitable

Cette «île du désespoir» avait un nom: Más a Tierra. En 1966, elle sera finalement officiellement rebaptisée île Robinson Crusoé. Si le personnage imaginé par Defoe s’inspire de l’histoire vraie de l’Ecossais Alexandre Selkirk, qui y passa quatre ans au début du XIIIe siècle, l’île est aussi intimement liée à la Suisse. Alors qu’elle était habitée par 56 personnes, le Bernois Alfred von Rodt s’y installa en 1877, devenant son premier gouverneur après avoir répondu à une annonce du gouvernement chilien.