Pour Azzedine Alaïa, notre temps qui va trop vite n’augurait rien de très bon. Par son accélération et la pression qu’il exerce sur les artistes, il empêchait la force créative de se développer sereinement. Même si le styliste, disparu en novembre 2017, reconnaissait certaines qualités à cette frénésie, le manque de temps disponible restait l’une de ses préoccupations. Le temps, en avoir, sans devoir en gagner, pour réfléchir et créer, mais aussi pour cultiver ses amitiés.