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Solal Choffat vient d'apprendre qui sera le 45e président des Etats-Unis.

Web-série

«It's So L.A.», un dernier épisode sans happy-end

Frédéric Choffat dévoile sur le site du «Temps» le dixième et ultime volet de la mini-série qui a vu son fils Solal se plonger dans les élections présidentielles américaines

Comme des millions d’Américains, d’Européens et plus généralement de Terriens, Solal Choffat a cru rêver lorsqu’il a découvert la victoire de Donald Trump. D’autant plus que ces dernières semaines, il avait activement suivi les présidentielles américaines. Installé avec ses parents entre Genève et Los Angeles, passionné par la politique malgré ses 14 ans, il est le héros d’une web-série, «It’s So L.A.», réalisée par son cinéaste de père, Frédéric Choffat, et diffusée depuis la mi-octobre sur le site du «Temps». Tout avait commencé lors d’un meeting de Bernie Sanders, au moment de la campagne pour l’investiture démocrate. Se prenant au jeu du journalisme de terrain, Solal est ensuite parti sur les traces d’Hillary Clinton, de Donald Trump et de l’écologiste Jill Stein, rencontrant aussi bien des militants démocrates que républicains – voir cet épisode terrible, le huitième, dans lequel il reste sans voix face à une femme parlant de l’Afrique comme s’il s’agissait non pas d’un continent, mais d’un pays unique.

Le dixième et ultime volet de la série voit Solal et son père arpenter Los Angeles alors que sur CNN la carte des états américains vire au rouge républicain. On se croirait presque dans un film post-apocalyptique, avec des citoyens-zombies hébétés n’arrivant pas à accepter l’inacceptable. «Il faut vraiment éviter d’avoir Trump comme président et qu’il soit responsable du bouton de l’arme atomique», nous disait Solal il y a un mois. Le voilà aujourd’hui passablement perplexe: «Je faisais partie des personnes sûres de la victoire d’Hillary, mais dès que les résultats ont commencés à arriver, j’ai compris qu’il y avait un problème; j’ai été déçu des Américains, heureusement que la Californie a voté en majorité pour Clinton.»

Ce qui inquiète plus largement l’adolescent, c’est d’observer qu’aux Etats-Unis comme ailleurs, le nationalisme fait souffler un inquiétant vent de droite sur le monde. «C’est totalement flippant, et je pense que la diversité ethnique d’un pays fait sa force et non une faiblesse, contrairement à ce que véhicule beaucoup des partis d’extrême droite.» De cette expérience, il retiendra que «le suffrage universel indirect ne reflète pas toujours ce que pense le peuple, et que la démocratie a un grand problème, qu’elle laisse très souvent la moitié des gens mécontents.»

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Solal est par contre plus déterminé que jamais à se lancer en politique. «J’ai encore plus envie d’améliorer les choses, et je souhaite toujours devenir président. J’aimerais prouver que dire la vérité et rester indépendant est possible et peut aider à mieux servir le peuple que si on est lié aux obligations d’un parti.»

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