Tout pour la justice. Ivan Jablonka, 46 ans, a fait vœu d’éclairer le destin des fragiles, des oubliés, des humiliés. Cet historien français a ainsi enquêté sur ses grands-parents juifs polonais assassinés à Auschwitz, leur offrant une sépulture mémorable dans Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus. Il a prolongé avec Laëtitia ou la fin des hommes, portrait fouillé d’une jeune fille française violée et tuée en 2011 par un voyou.

Avec son nouvel essai, Des Hommes justes, du patriarcat aux nouvelles masculinités*, il ne propose pas seulement une généalogie de la domination masculine, il dessine les contours d’un «mec bien», libéré des conditionnements archaïques. La masculinité vole en éclats, sous les feux de #MeToo? Ivan Jablonka s’engouffre dans la brèche.