Jacques Gamblin. Le Toucher de la hanche. Pocket, 96 p.

«Dansez, maintenant»: l'ironique morale de la fourmi perd ici toute sa cruauté. Au terme de plus de dix-sept ans de routine, la vie d'un couple bascule quand elle décide d'aller danser. Lui la suit, mieux: la guide. Et c'est le début d'un prodigieux marathon qui les conduit de casinos en Trophées des champions, de parquets cirés en planchers décapés à l'essence de térébenthine… Avec un maître mot: aimer. Une nécessité pour la posture, la cambrure idéale, l'engagement franc et entier. Au risque d'être «trop bien». Gamblin livre là la confession d'un danseur acharné qui fusionne avec sa partenaire, ou, à défaut, avec une bonbonne de gaz, avec un sens du rythme, de la scansion et de la volte aussi étourdissant que ses viennoiseries. Délicieusement réjouissant.